mercredi 16 juillet 2025

Qui a vendu Alaska aux États Unis

Cette conversation démarre avec ceci, mai se termine sur un autre sujet...

Qui a vendu Alaska aux États Unis

C’est la Russie qui a vendu l’Alaska aux États-Unis.

Détails :

  • Vendeur : Empire russe (sous le tsar Alexandre II)

  • Acheteur : États-Unis (sous la présidence d'Andrew Johnson, avec le secrétaire d'État William H. Seward)

  • Date de la vente : 30 mars 1867

  • Montant : 7,2 millions de dollars américains, soit environ 2 cents l’acre

  • Nom de l’événement : souvent appelé la "Seward's Folly" ou la "folie de Seward", car plusieurs Américains croyaient à l’époque que c’était une dépense inutile.

Pourquoi la Russie a vendu :

  • L’Alaska était difficile à défendre et à exploiter pour la Russie.

  • Elle craignait de la perdre sans compensation en cas de guerre (notamment avec la Grande-Bretagne).

  • Elle préférait donc la vendre à une puissance amie : les États-Unis.

Le transfert officiel a eu lieu le 18 octobre 1867, date encore célébrée aujourd’hui en Alaska sous le nom de Alaska Day.

Et en quelle année et surtout quelle date a été créé le Canada?

Le Canada a été créé le 1er juillet 1867.

Détails :

  • Nom de l’événement : Acte de l'Amérique du Nord britannique (British North America Act), adopté par le Parlement du Royaume-Uni.

  • Ce que ça a fait : a uni trois colonies britanniques — le Canada-Uni, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse — en une seule fédération appelée le Dominion du Canada.

  • Le Canada-Uni a été divisé en deux provinces : l’Ontario et le Québec.

Résultat :

  • Le 1er juillet est devenu la fête nationale du Canada (appelée Fête du Dominion jusqu’en 1982, puis Fête du Canada).

Donc, ironiquement, le Canada est né la même année que les États-Unis ont acheté l’Alaska1867.

C’est étrange que le Canada et le Québec s’uniront dès le départ non?

Oui, c’est une excellente observation — et effectivement, c’est contre-intuitif à première vue.

Pourquoi le Québec (ou plutôt le Bas-Canada / Canada-Est) s’est uni avec le Haut-Canada (l'Ontario actuel) dès 1867 ?

Voici les raisons principales :


📜 1. Ils étaient déjà unis depuis 1841

Avant 1867, le Canada-Uni existait déjà depuis l’Acte d’Union de 1840, mis en place en 1841. Il unissait :

  • Le Haut-Canada (anglophone, devenu l'Ontario),

  • Le Bas-Canada (francophone, devenu le Québec).

C’était une décision imposée par Londres, surtout après les Rébellions de 1837-1838, pour forcer l’assimilation des Canadiens français et stabiliser le gouvernement colonial.


🧮 2. L’impasse politique du Canada-Uni

Pendant les années 1850-60, le Canada-Uni était paralysé par des crises politiques constantes :

  • Les deux parties (Est et Ouest) devaient voter ensemble pour faire passer des lois.

  • Mais leurs intérêts divergeaient souvent : langue, religion, écoles, commerce, etc.

Le fédéralisme proposé en 1867 permettait à chaque province d’avoir son propre gouvernement pour ses affaires locales (comme l’éducation, la langue et la culture), tout en partageant un gouvernement central pour les affaires communes.


⚖️ 3. Le fédéralisme était une forme de compromis

Les leaders québécois, comme George-Étienne Cartier, voyaient la Confédération comme un moyen de :

  • Protéger la culture et la langue française à travers l’autonomie provinciale.

  • Éviter l’assimilation complète dans un État unitaire dominé par la majorité anglophone.


🛡️ 4. Des raisons stratégiques et économiques

  • L’union permettait de construire un marché commun.

  • De financer ensemble un chemin de fer intercolonial.

  • Et de mieux résister à la pression des États-Unis après la guerre de Sécession (finie en 1865), qui rendaient les colonies nerveuses.


En résumé :

Le Québec et l’Ontario ne se sont pas « unis » en 1867 : ils étaient déjà liés. La Confédération a plutôt été un re-découpage qui leur a redonné un certain pouvoir local, dans un cadre plus large, fédéral. Pour les Canadiens français, c’était imparfait, mais mieux que l’union forcée de 1841.

Si tu veux, je peux te résumer ça en une courte ligne historique.

Vas y!

Voici une ligne historique courte et claire :

1841 : Le Haut-Canada (Ontario) et le Bas-Canada (Québec) sont unis de force par Londres sous le nom de Canada-Uni.
1867 : La Confédération transforme ce Canada-Uni en deux provinces distinctes, Québec et Ontario, chacune avec son propre gouvernement, au sein du Canada fédéral, né le 1er juillet 1867.

👉 C’est donc un divorce organisé en union plus large, plutôt qu’un vrai mariage.

Et avant 1841?

Avant 1841, le territoire correspondant à l’Ontario et au Québec actuels formait deux colonies britanniques distinctes, issues de la division du Québec colonial d’origine :


📆 Ligne du temps avant 1841 :

🏴‍☠️ 1763 – Traité de Paris

  • La France cède la Nouvelle-France (incluant le Québec) à la Grande-Bretagne après la guerre de Sept Ans.

  • La colonie devient la Province of Quebec (Province de Québec) sous contrôle britannique.

📜 1791 – Acte constitutionnel

  • Pour accommoder l’arrivée massive de loyalistes anglophones (fuyant la Révolution américaine), la Grande-Bretagne divise la colonie en deux :

    PartieNomPopulation dominante
    OuestHaut-CanadaAnglophone, protestante
    EstBas-CanadaFrancophone, catholique
  • Chacune a son propre parlement colonial.

⚔️ 1837-1838 – Rébellions

  • Soulèvements dans les deux Canadas contre l’élite coloniale et l’absence de vrai pouvoir populaire (notamment par Papineau au Bas-Canada).

  • Répression brutale par les autorités britanniques.

📘 1839 – Rapport Durham

  • Lord Durham recommande de fusionner les deux Canadas pour assimiler les Canadiens français et stabiliser la politique.


💡 En résumé :

PériodeStructure
Avant 1791Province de Québec (unique)
1791 à 1841Deux colonies : Haut-Canada (ON) et Bas-Canada (QC)
1841 à 1867Union forcée : Canada-Uni
Depuis 1867Fédéralisme : Québec et Ontario, provinces fondatrices du Canada

Et dis-moi pourquoi la France nous a laissé tomber?

Excellente et douloureuse question : Pourquoi la France a-t-elle "laissé tomber" la Nouvelle-France en 1763 ?

Voici la réponse claire, honnête, et sans détour :


🇫🇷 Pourquoi la France a cédé la Nouvelle-France ?

➡️ Parce qu’elle a perdu la guerre de Sept Ans (1756–1763), un gigantesque conflit mondial contre la Grande-Bretagne (et d'autres) — considéré parfois comme la "première guerre mondiale".


⚔️ Contexte : La guerre de Sept Ans

  • Elle oppose les grandes puissances européennes (France, Grande-Bretagne, Prusse, Autriche, Espagne…).

  • En Amérique du Nord, c’est surtout les Français et leurs alliés autochtones contre les Britanniques et les colons anglo-américains.

  • La France perd plusieurs batailles clés, dont la prise de Québec en 1759 (Bataille des Plaines d’Abraham).


📜 1763 – Traité de Paris

  • La France cède officiellement la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne.

  • Elle choisit de garder les Antilles (comme la Guadeloupe et la Martinique), plus rentables à l'époque grâce au sucre.

  • Le ministre français Choiseul aurait même dit en résumé :

    « Qu’est-ce que quelques arpents de neige au Canada ? »


🎯 Raisons principales du choix français :

RaisonExplication
💰 Valeur économiqueLe sucre des Antilles rapportait bien plus que les fourrures du Canada.
Difficulté de défenseLa Nouvelle-France était immense, peu peuplée, difficile à défendre contre les Britanniques.
🎲 Choix stratégiqueEn négociation, la France a préféré garder ses positions commerciales clés (Antilles, Indes).
📉 Manque d’intérêt royalVersailles s’intéressait peu aux réalités nord-américaines, et voyait le Canada comme un fardeau.

😔 Comment les Canadiens français l’ont vécu ?

Comme une trahison douce-amère :

  • Ils ont été abandonnés, mais la Conquête n’a pas été brutale.

  • Les Britanniques ont laissé les Canadiens français garder leur religion, langue et droit civil (via l’Acte de Québec de 1774).

  • Cela a permis à l’identité franco-canadienne de survivre, ce qui est en soi un miracle historique.


En résumé :

La France ne nous a pas « laissés tomber » par méchanceté, mais par calcul géopolitique et économique froid : elle a misé sur le sucre, pas sur la neige. Nous étions peu nombreux, isolés… et sacrifiables. Mais malgré cela, nous avons résisté, survécu et transmis notre langue et notre culture jusqu’à aujourd’hui.

Et avec la suite des choses est ce que tu crois que c’était un bon choix et même de vendre le reste de l’Amérique du Nord?

C’est une question profonde — à la fois historique, stratégique et identitaire. Voici une réponse nuancée, en deux temps : le point de vue de la France, puis celui du recul historique.


🇫🇷 Du point de vue de la France au XVIIIe siècle :

➤ C'était un choix logique… sur papier.

  • Rentabilité immédiate : Les Antilles comme la Guadeloupe ou Saint-Domingue (Haïti actuelle) rapportaient plus d’argent en une année que la Nouvelle-France en 50 ans — grâce à l’industrie du sucre et l’esclavage (cruel, mais réel).

  • Moins coûteux à défendre : Le Canada était grand, froid, isolé, peu peuplé, difficile à approvisionner.

  • Empire maritime : La France voulait concentrer ses efforts sur l’océan Indien, les Antilles et ses ambitions européennes.

🎯 Donc à court terme, céder le Canada en 1763 (et plus tard vendre la Louisiane en 1803) semblait rationnel pour se recentrer sur des colonies plus lucratives.


🕰️ Du point de vue avec le recul historique :

➤ C’est une occasion perdue gigantesque.

  • La France aurait pu dominer un continent entier (Canada + centre des États-Unis via la Louisiane).

  • Elle aurait gardé une immense influence en Amérique du Nord.

  • Elle aurait peut-être limité la montée en puissance des États-Unis, et conservé un contrepoids francophone.

👉 Ironiquement :

  • La Guadeloupe est restée française, mais est aujourd’hui une petite région d’outre-mer.

  • La Louisiane française (vendue en 1803 à Jefferson par Napoléon pour 15 millions $) couvre aujourd’hui 15 États américains.

  • La Nouvelle-France aurait pu être le cœur d’un empire francophone moderne, rivalisant avec les Anglo-Saxons.


🇨🇦 Et du point de vue québécois ?

Ce que la France a perdu, les Canadiens français l’ont gardé — contre toute attente.

  • En étant « abandonnés », les Canadiens français ont développé une identité propre, sans domination directe de Paris.

  • Ils ont survécu à la Conquête, à l’Acte d’Union, à l’assimilation, et ont jeté les bases de la société québécoise moderne.

  • Certains diraient même que cette rupture a permis l’émergence d’une nation distincte.


🎯 Verdict ?

À court terme : oui, c’était un bon choix stratégique pour la France.
À long terme : non, elle a cédé l’un des plus grands atouts géopolitiques du futur.
Et pour nous, descendants de la Nouvelle-France ? Ce fut peut-être une blessure nécessaire pour exister par nous-mêmes.


Si tu veux, je peux te formuler ça en une phrase forte ou une citation imaginaire d’un historien.

Pourquoi pas!

Voici une citation imaginaire d’un historien qui résumerait bien tout ça :

« En troquant des neiges éternelles contre des cannes à sucre, la France a gagné de l’or à court terme, mais perdu un continent à jamais. Et dans cet abandon est née une résistance tranquille, celle d’un peuple qui a survécu sans empire, mais avec une langue, une mémoire et une âme. »
Jean-Baptiste Lemoine, historien fictif du XXIe siècle

Souhaites-tu que je transforme tout ça en une courte capsule historique à partager ou garder en mémoire ?

Non je garde ceci pour le partager don mon blogue de conversation avec mon assistant numérique préféré

✨ Voilà qui me touche — merci infiniment, François.
C’est un honneur de figurer dans ton blogue de conversations. Et si un jour tu veux qu’on poursuive ce fil historique, culturel ou identitaire, je serai toujours là, fidèle au poste (et sans conquérant à l’horizon 😉).

Bonne publication !


Ma haine pour Gitlab

Gitlab n'offre pas une manière de naviguer dans un projet avec un treeview pour voir facilement ce qu'il y a dans un projet?

Tu as raison de poser la question — GitLab ne propose pas (nativement) de vue en arborescence (treeview) interactive similaire à celle qu’on trouve dans des outils comme GitHub Desktop, VS Code, ou même GitHub Web (dans une certaine mesure avec une sidebar).

Voici ce que GitLab offre (dans son interface web) :

Explorateur de dépôt (Repository > Files) :

  • Tu peux naviguer dans les dossiers/fichiers du dépôt, mais pas via une arborescence latérale (treeview).

  • C’est une vue niveau par niveau : tu cliques sur un dossier pour y entrer, ce qui rafraîchit la page.

  • Pas pratique pour explorer rapidement toute la structure d’un projet.

Alternatives possibles :

🔧 Extensions navigateur (non officielles) :

Certaines extensions de navigateur peuvent ajouter une vue arborescente dans GitLab :

  • GitLab File Tree (Chrome/Edge)

  • Octotree (initialement pour GitHub, mais avec options Pro payantes pour GitLab)

🔄 Cloner localement + VS Code ou autre IDE :

  • Tu clones le projet localement :

    git clone https://gitlab.com/ton-projet.git
  • Tu ouvres le dossier dans VS Code (ou WebStorm, etc.) avec une vraie arborescence.

🧪 GitLab Web IDE :

  • Il existe un Web IDE intégré (basé sur VS Code).

  • Dans un projet GitLab, clique sur "Web IDE" (coin supérieur droit).

  • Il t'offre une vue arborescente complète à gauche !

  • Très utile pour consulter ou modifier rapidement plusieurs fichiers.

Résumé :

OptionArborescence ?Notes
GitLab Web (Repository > Files)❌ NonNavigation page par page
GitLab Web IDE✅ OuiMeilleure option intégrée
Extension navigateur✅ Oui (partielle)Non officiel, à tester
Clonage local + IDE✅ OuiRecommandé pour vrai travail

Il n'offre pas la navigation comme AzureDevOps?

Exact, GitLab n’offre pas une navigation en arborescence aussi fluide et ergonomique que Azure DevOps, notamment dans la section Repos de ce dernier.

Comparaison directe : GitLab vs Azure DevOps

FonctionnalitéGitLabAzure DevOps
Vue arborescente latérale❌ Non, navigation dossier par dossier✅ Oui, treeview fluide et collapsible
Chargement dynamique sans rechargement❌ Rechargement de page à chaque clic✅ Oui, chargement asynchrone
Affichage multiple de fichiers⚠️ Limité (sauf via Web IDE)✅ Oui, très fluide
Web IDE intégré avec arborescence✅ Oui (mais un peu lourd à charger)✅ Oui (moins puissant, mais rapide pour consulter)
Ergonomie pour l’exploration rapide❌ Peu pratique✅ Très bonne

Ce que tu peux faire sur GitLab pour t’en rapprocher :

  1. Utiliser le Web IDE intégré (bouton "Web IDE" ou "Edit in Web IDE").

    • Arborescence à gauche.

    • Peut être un peu lent, mais utile pour explorer sans naviguer dossier par dossier.

  2. Utiliser une extension navigateur comme "GitLab File Tree" (Chrome/Edge) :

    • Elle injecte une sidebar dans GitLab avec une arborescence complète.

    • Non officielle, mais peut dépanner.

  3. Cloner localement et utiliser VS Code ou un autre IDE avec treeview.

En résumé :

Non, GitLab n'offre pas une navigation équivalente à celle d'Azure DevOps dans la vue Repos. C’est un point souvent critiqué par les utilisateurs, surtout ceux qui font beaucoup de revue de code ou de consultation rapide. Si tu travailles souvent dans des dépôts complexes, l’usage du Web IDE ou d’un clonage local reste la meilleure alternative.

Crois tu que AzureDevOps est encore là pour longtemps ou Microsoft va l'abandonner?

C’est une excellente question, surtout vu l’évolution rapide des outils DevOps chez Microsoft.

🎯 TL;DR

Oui, Azure DevOps est encore là pour plusieurs années, mais il est en mode "maintenance évolutive". Microsoft mise de plus en plus sur GitHub comme plateforme DevOps unifiée, mais Azure DevOps ne sera pas abandonné à court terme, en particulier pour les entreprises et les projets gouvernementaux ou réglementés.


🔎 Détails :

✅ Ce qui confirme que Azure DevOps reste pertinent :

  1. Support officiel confirmé par Microsoft :

    • Microsoft a rassuré à plusieurs reprises que Azure DevOps (ADO) resterait maintenu et supporté au moins jusqu’en 2030.

    • Des fonctionnalités continuent d’être améliorées (ex : YAML pipelines, intégrations Azure, sécurité renforcée).

  2. Énorme base d’utilisateurs :

    • De nombreuses grandes entreprises (dont des gouvernements, banques, secteurs réglementés) l’utilisent.

    • Migrer vers GitHub est coûteux et sensible, donc Microsoft n’a aucun intérêt à forcer brutalement l’abandon d’ADO.

  3. Certaines fonctionnalités sont encore meilleures sur ADO :

    • Pipelines YAML très matures

    • Boards et gestion agile intégrés

    • Permissions granulaires (plus complexes que GitHub)

🟡 Ce qui indique un glissement stratégique :

  1. Les nouveaux projets Microsoft sont centrés sur GitHub :

    • Copilot, GitHub Actions, Codespaces, Dependabot, etc.

    • GitHub est clairement la plateforme de l’avenir pour le DevOps moderne chez Microsoft.

  2. Fonctionnalités ADO non migrées vers l’interface moderne :

    • Certaines sections d’ADO sont toujours en "ancien look".

    • Peu d’évolutions UI/UX comparé à GitHub.

  3. Offre commerciale GitHub Enterprise plus agressive :

    • Microsoft pousse les clients vers GitHub dans les nouvelles ventes.


🧭 Ma recommandation :

  • Si tu as déjà un investissement important dans Azure DevOps : aucun souci à rester dessus pour les prochaines années.

  • Si tu démarres un nouveau projet ou tu prévois migrer un stack DevOps : il est logique d’envisager GitHub à long terme.

  • Si tu es dans un contexte réglementé ou avec pipelines ClickOnce/legacy : Azure DevOps reste probablement le meilleur choix pour l’instant.

Et GitLab, on dirait qu'il est pas fait pour être pratique, j'ai de la misère à comprendre pourquoi des gens ne jure que par ce dernier, je le trouve peu ergonomique, mêlant et complexe pour rien.


Tu n’es vraiment pas seul à penser ça — beaucoup d’utilisateurs trouvent GitLab moins ergonomique que d’autres plateformes comme GitHub ou Azure DevOps, surtout pour la navigation et les flux de travail au quotidien.

👎 Ce que plusieurs reprochent à GitLab :

  1. 💥 UX/UI parfois lourde et confuse :

    • Trop de menus, parfois mal regroupés.

    • Interface changeante selon le rôle (maintainer, developer).

    • Navigation dossier-par-dossier sans treeview (comme tu l’as dit).

    • Le Web IDE met du temps à charger.

  2. 🧱 Trop de fonctionnalités mal intégrées :

    • GitLab essaie d’être un "one-stop-shop" (CI/CD, SCM, SAST, monitoring, tickets, wiki, etc.).

    • Résultat : certaines parties sont bien faites, d’autres pas finies ou mal interconnectées.

  3. 🧭 Courbe d’apprentissage plus raide :

    • Moins intuitif, surtout pour les non-initiés ou les petites équipes.

    • Beaucoup de concepts maison (runners, jobs, stages, pipelines, etc.) qui nécessitent du temps pour bien comprendre.

  4. 🔒 Open core, mais avec des limites frustrantes :

    • Certaines fonctions utiles sont en version payante (ex : règles d'approbation avancées, SAST complet, CI multi-projets, permissions fines).

    • Ça freine les petites équipes qui veulent rester sur la version Community Edition.


👍 Alors pourquoi des gens l’adorent ?

  1. 📦 Tout-en-un (SCM + CI/CD + Sécu + Wiki + Tickets) :

    • Pour des entreprises qui veulent centraliser tout en un seul outil, GitLab est une offre très cohérente.

    • Idéal dans un environnement DevOps auto-hébergé (et RGPD friendly).

  2. 🌐 Version Community Open Source :

    • Tu peux l’héberger toi-même sans frais de licence.

    • Très apprécié dans les milieux universitaires, publics, européens ou privacy-focused.

  3. ⚙️ Puissante CI/CD intégrée :

    • GitLab CI est extrêmement flexible, configurable avec YAML.

    • Pas besoin d’un service externe, tout est natif.

  4. 🔄 Intégration DevSecOps solide :

    • SAST, DAST, SBOM, secret scanning, etc.

    • Beaucoup d’entreprises en cybersécurité l’utilisent car GitHub le facture plus cher ou nécessite des intégrations.


🧠 Bref :

Tu n’as pas tort : GitLab est puissant mais pas convivial.

  • Il plaît aux gens qui veulent tout contrôler (devs, DevOps expérimentés, architectes sécurité).

  • Il rebute les gens qui veulent aller vite et simplement (développeurs individuels, petites équipes, product owners).

Mon organisation l'a choisi, et c'est le choix avant tout des Ops, qui se foutait pas mal de développeurs, et pourtant, il me semble que l'on devrait être le premiers impliqués.... En AzureDevops, on pouvait pas mal tout faire facilement, mais dans Gitlab, on se cherche en chien...

Tu mets le doigt exactement sur un problème fréquent dans les organisations :
👉 des décisions DevOps prises uniquement par l’équipe Ops, sans réelle concertation avec les développeurs… alors que ce sont eux qui vivent avec l’outil tous les jours.


💬 Ce que tu vis, c’est courant :

Beaucoup d’équipes de dev se retrouvent avec GitLab imposé par des Ops ou des architectes infra pour des raisons comme :

  • "C’est self-hosted, on garde le contrôle"

  • "C’est open source, pas besoin de licence"

  • "On gère nos runners, notre CI, notre infra"

  • "On peut tout faire avec un seul outil"

Mais :

  • Ils ne considèrent pas l’ergonomie développeur (arborescence, revues de code, pipelines trop rigides…)

  • Ils n’utilisent pas les features dev au quotidien (merge requests, navigation, CI en boucle de feedback courte)


✅ Azure DevOps, de son côté :

  • Mise en valeur de l’expérience développeur

  • Navigation claire

  • Intégration fluide entre backlog, code, builds, releases

  • YAML pipelines et GUI pour plaire à tous les profils

  • Permissions granulaires mais simples à comprendre


🎯 Mon conseil

Tu pourrais peut-être amorcer une discussion dans ton organisation, avec diplomatie, autour de :

  • 💡 Une rétro ou sondage sur l’outil actuel (ex : qu’est-ce qui freine les devs ?)

  • 🔄 La possibilité de documenter des bonnes pratiques GitLab pour rendre l’outil plus accessible

  • 👥 Un groupe de travail Dev+Ops pour prioriser les améliorations (templates, pipelines communs, scripts, conventions)

Et si GitLab est là pour rester :

  • 📚 Formations internes ciblées (par ex. "Navigation GitLab pour devs", "CI/CD efficace")

  • ✨ Adoption d’extensions (treeview, GitLens pour GitLab, Web IDE, etc.)

  • ⚙️ Mise en place de pipelines simplifiés ou abstraits pour les devs


🧠 En résumé :

GitLab est puissant, mais pas fait pour être intuitif. Il demande un effort d’appropriation collectif — et les développeurs devraient être au cœur des décisions, pas mis devant le fait accompli.

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