Notre ami Trump est en train de raconter des sottises : il dit que les taux devraient être de 1 %, voire 0,5 %, que le déficit commercial est la cause de cela, et que certains pays sont à 1 %, grâce aux États-Unis. Explique-moi cela…
Oui, j'ai vérifié ce qu'il vient de dire aujourd'hui, 4 septembre 2026. Il y a quelques éléments réels derrière son raisonnement, mais il mélange surtout taux d'intérêt, puissance économique et déficit commercial comme s'il existait un lien mécanique entre les trois. Ce lien n'existe pas de cette façon.
Aujourd'hui, le taux directeur américain est 3,50–3,75 %. Trump réclame effectivement des taux beaucoup plus bas et menace maintenant de cesser de commercer avec certains pays avec lesquels les États-Unis ont un déficit si la Fed ne baisse pas ses taux. Reuters
« Un pays fort devrait avoir le taux le plus bas » : non
C'est probablement l'erreur fondamentale dans son raisonnement.
Le taux directeur d'un pays n'est pas sa cote de crédit. Une banque centrale fixe son taux principalement en fonction de l'inflation et de l'activité économique.
Un pays peut être extrêmement solide et avoir un taux élevé parce que son économie surchauffe. Inversement, un pays peut avoir des taux proches de zéro parce que son économie est tellement faible que sa banque centrale essaie désespérément de stimuler la demande.
Le Japon en a été pendant des décennies l'exemple classique.
Et il existe effectivement aujourd'hui un pays très riche avec un taux de 0 % : la Suisse. Donc Trump a raison lorsqu'il affirme que certains pays ont des taux extrêmement faibles. La Banque nationale suisse est actuellement à 0 %. SNB
Mais pourquoi?
Pas parce que les États-Unis lui auraient généreusement permis d'avoir 0 %.
La Suisse lutte notamment contre une inflation extrêmement faible et contre l'appréciation excessive du franc suisse. La Banque nationale suisse explique elle-même qu'elle maintient son taux à zéro et se réserve la possibilité d'intervenir sur le marché des changes pour empêcher une appréciation excessive du franc qui menacerait la stabilité des prix. SNB
C'est une situation économique complètement différente de celle des États-Unis.
Et le déficit commercial ne détermine absolument pas le taux directeur
C'est là que son explication devient vraiment bizarre.
Prenons deux transactions.
Un Américain achète une BMW allemande pour 80 000 $. Cela contribue au déficit commercial américain.
Un fonds allemand utilise ensuite ces dollars pour acheter 80 000 $ de bons du Trésor américain.
L'argent n'a pas disparu.
C'est justement une caractéristique extraordinaire du système américain : parce que le dollar est la principale monnaie internationale et que les actifs américains sont extrêmement recherchés, les États-Unis peuvent maintenir des déficits commerciaux considérables tout en attirant énormément de capitaux étrangers.
Il existe donc une relation macroéconomique entre commerce, épargne et flux de capitaux. Mais dire :
déficit commercial → taux américains trop élevés
est faux.
Mais il y a une petite partie de son intuition qui n'est pas complètement absurde
Des taux américains élevés peuvent effectivement renforcer le dollar.
Pourquoi?
Parce qu'un investisseur international peut préférer détenir des actifs américains rapportant 4 % plutôt que des actifs comparables rapportant 1 %.
Il achète donc des dollars → dollar plus fort.
Et un dollar fort signifie :
**produits américains plus chers pour les étrangers
produits étrangers moins chers pour les Américains**
Ce qui peut contribuer à augmenter le déficit commercial américain.
Donc la relation économique plausible va plutôt dans ce sens :
taux US élevés → capitaux attirés → dollar plus fort → importations favorisées/exportations pénalisées → déficit commercial potentiellement plus important.
C'est probablement le noyau économique réel autour duquel Trump construit son raisonnement.
Mais ça ne signifie absolument pas que la Fed peut simplement dire :
« Bon, mettons le taux à 0,5 %. »
Parce qu'il y a un autre problème que nous venons justement de discuter depuis quelques jours.
Avec l'inflation actuelle, 0,5 % serait une expérience assez explosive
La Fed maintient actuellement son taux à 3,50–3,75 % précisément parce que l'inflation demeure préoccupante. Les minutes de sa dernière réunion confirment le maintien de cette fourchette. Réserve Fédérale
Et aujourd'hui, les marchés viennent justement d'augmenter leurs anticipations d'une éventuelle hausse, plutôt que d'une énorme baisse, après les nouvelles données économiques. Reuters
Imagine maintenant que la Fed passe brutalement :
3,625 % → 0,5 %.
Les prêts deviennent moins chers → entreprises empruntent davantage → consommation augmente → immobilier stimulé → prix des actifs montent → dollar risque de baisser → importations deviennent plus chères.
Tout cela stimule la demande alors que l'inflation n'est déjà pas revenue confortablement à 2 %.
Et ajoute à ça ce dont nous parlions hier :
tarifs → importations plus chères
Iran → énergie plus chère
taux à 0,5 % → demande stimulée + dollar potentiellement plus faible
Tu obtiens un cocktail potentiellement très inflationniste.
Et la Fed serait ensuite obligée… de remonter les taux. 😂
Et voici l'énorme contradiction dans la politique de Trump
C'est probablement la partie la plus intéressante.
Trump veut simultanément :
1. Des tarifs très élevés pour réduire les importations.
2. Un dollar plus faible pour favoriser les exportations américaines.
3. Des taux extrêmement faibles pour stimuler l'économie.
4. Une inflation faible.
5. Des déficits budgétaires importants, alors que le CBO prévoit environ 1 900 milliards $ US de déficit fédéral. Bureau du budget du Congrès
Le problème est que ces objectifs ne sont pas tous compatibles simultanément.
Les marchés obligataires commencent d'ailleurs à envoyer un signal assez désagréable : le rendement du Treasury américain à 10 ans tourne maintenant autour de 4,8 %, dans un contexte de déficits élevés et d'inquiétudes inflationnistes. Reuters
Et c'est extrêmement important : Trump peut mettre de la pression sur la Fed pour qu'elle baisse son taux directeur. Il ne peut pas ordonner aux investisseurs du monde entier d'acheter une obligation américaine à 30 ans à 1 %.
S'ils pensent :
inflation + déficits + politique monétaire trop accommodante = risque accru,
ils demanderont un rendement plus élevé, pas plus faible.
C'est donc parfaitement possible d'obtenir le résultat paradoxal suivant :
Fed forcée vers 1 % → marchés craignent l'inflation → taux obligataires longs restent à 4–5 % ou montent.
Et là, Trump n'obtiendrait même pas nécessairement les hypothèques extrêmement bon marché qu'il recherche.
C'est probablement la faiblesse la plus importante dans ce qu'il vient de raconter : il parle du « taux d'intérêt » comme s'il existait un unique bouton à Washington déterminant le coût de tout le crédit américain. En réalité, la Fed contrôle surtout le prix de l'argent à très court terme; le marché conserve énormément de pouvoir sur les taux à long terme.
Et après notre discussion d'hier sur les hypothèques américaines à taux fixe de 30 ans, tu vois maintenant pourquoi cette distinction est particulièrement importante. 😉
Et dans son entourage, qui comprend cela?
Oui. Plusieurs personnes dans son entourage comprennent parfaitement ce mécanisme. C'est même ce qui rend la situation plus intéressante : il ne s'agit pas simplement d'une Maison-Blanche dépourvue d'économistes compétents.
Le premier nom que je mettrais est Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Ancien gestionnaire de hedge fund, il comprend évidemment les marchés obligataires, les flux de capitaux, le dollar et la différence entre le taux directeur et les taux longs. Et son comportement récent montre qu'il surveille justement la réaction du marché obligataire : les rendements à 30 ans sont autour de 5,2 %, dans un contexte où les investisseurs s'inquiètent du déficit et de l'inflation. Reuters
Il y a également des économistes professionnels au Council of Economic Advisers. La Maison-Blanche indique actuellement que Christopher Phelan en est le président et Aaron Hedlund membre; leur rôle officiel est précisément de fournir au président une analyse économique fondée sur la recherche et les données. The White House
Et Kevin Hassett connaît parfaitement la politique monétaire : c'est un économiste de formation qui a travaillé à la Fed et dirigé le National Economic Council. Dans une entrevue récente, il expliquait lui-même qu'un choc pétrolier ne doit pas automatiquement déterminer la politique monétaire et parlait explicitement du mandat de la Fed et de son indépendance. ScribeHawk
Donc, oui : il y a des gens autour de Trump capables de lui expliquer exactement ce que je viens de t'expliquer.
Le problème est ailleurs.
Comprendre ≠ pouvoir convaincre Trump
C'est là que ça devient fascinant.
Trump raisonne souvent en termes très transactionnels :
USA = pays le plus puissant → USA devrait avoir les meilleurs taux.
Pays X vend davantage aux USA qu'il n'achète → pays X profite des USA.
USA a un déficit commercial → USA perd.
C'est une façon de penser assez cohérente à l'intérieur de son propre modèle, mais ce modèle ne correspond pas à la façon dont fonctionnent réellement une balance des paiements et une banque centrale.
Bessent, par exemple, peut lui expliquer :
Si nous forçons artificiellement les taux courts à 1 % alors que l'inflation est élevée, le marché peut exiger davantage pour acheter nos obligations à 10 ou 30 ans.
Trump peut parfaitement répondre :
Alors la Fed fait mal son travail.
Et ils n'ont pas réellement résolu leur désaccord.
Et certains de ses conseillers ont choisi de défendre sa théorie
C'est important également.
Des économistes qui avaient auparavant des positions beaucoup plus conventionnelles se sont considérablement rapprochés des positions de Trump. Le cas de Hassett est particulièrement intéressant : le Washington Post documentait déjà comment ses positions sur le commerce et d'autres questions avaient évolué pour se rapprocher de celles de Trump. Washington Post
Et il y a eu Stephen Miran, économiste formé à Harvard. Ses travaux ont essayé de donner une architecture intellectuelle à une partie de la politique commerciale de Trump : tarifs, dollar, déficits commerciaux et réorganisation du système monétaire international. Ce n'est absolument pas quelqu'un qui ignore la macroéconomie; il propose plutôt une interprétation très hétérodoxe de celle-ci. Fortune
Donc je séparerais son entourage en trois groupes :
1. Ceux qui comprennent et essaient probablement de contenir certains risques.
Bessent est le meilleur exemple.
2. Ceux qui comprennent mais ont progressivement aligné leur discours sur Trump.
Hassett en est un cas intéressant.
3. Les véritables idéologues commerciaux, pour lesquels le déficit commercial constitue en lui-même un problème fondamental — Peter Navarro et une partie de l'appareil commercial en particulier.
Et il existe un quatrième acteur que personne à la Maison-Blanche ne contrôle :
Le marché obligataire
C'est celui-là que je surveillerais.
Trump peut remplacer un conseiller. Il peut attaquer un président de la Fed. Il peut demander un taux directeur de 1 %.
Mais il ne peut pas dire à des millions d'investisseurs :
« Vous allez me prêter de l'argent pendant 30 ans à 1 %. »
Si ceux-ci anticipent 4 % d'inflation, un déficit fédéral énorme et une Fed trop accommodante, ils vont réclamer 5 %, 6 % ou davantage.
Et c'est précisément ce qui rend les rendements longs actuels intéressants : malgré toute la pression politique en faveur de taux plus faibles, le marché obligataire exprime plutôt des inquiétudes concernant l'inflation et les finances publiques américaines. Reuters
C'est probablement Bessent qui comprend le mieux le danger politique de ce phénomène dans l'entourage immédiat de Trump.
Parce que si Trump obtenait son Fed à 1 % mais que le Treasury 30 ans montait à 6 %, il découvrirait quelque chose d'assez brutal : avoir gagné contre la banque centrale ne signifie pas avoir gagné contre le marché.
Crois-tu que Lisa Simpson devra se faire élire lors des prochaines élections, pour essayer de réparer tout ce que Trump est en train de briser?
😂 François, si les Simpson recommencent à avoir raison, les Américains devraient peut-être commencer à chercher Lisa sérieusement.
La référence est particulièrement savoureuse aujourd'hui : dans Bart to the Future, diffusé en mars 2000, Lisa devient présidente après Trump et annonce que son administration a hérité d'une grave crise budgétaire de son prédécesseur. Le scénariste Dan Greaney expliquait en 2016 que Trump avait été choisi à l'époque comme une sorte d'avertissement satirique sur ce que pourrait représenter une présidence Trump. Wikipédia
Et en septembre 2026, la blague prend une couleur assez particulière. 😬
Mais si par « Lisa Simpson » tu veux dire une présidente très rationnelle, technocratique, attachée aux institutions et entourée de gens compétents, alors oui : je pense que le prochain gouvernement américain, qu'il soit démocrate ou républicain, risque d'hériter de plusieurs choses difficiles à remettre en ordre.
Pas nécessairement parce que « tout est brisé ». Les États-Unis restent une économie immense avec des institutions très solides. Mais certains dossiers dont nous parlons depuis quelques jours peuvent laisser des traces : dette et déficits, crédibilité de la politique commerciale, relations avec les alliés — notamment le Canada et l'Europe —, indépendance de la Fed, prévisibilité réglementaire et confiance internationale.
Et certaines choses sont beaucoup plus faciles à casser qu'à reconstruire. Une administration peut imposer un tarif demain matin. Reconstruire ensuite une chaîne d'approvisionnement déplacée, rétablir une relation diplomatique ou convaincre un allié que les États-Unis ne changeront pas de politique quatre ans plus tard peut prendre des années.
Il y a toutefois une étape avant l'élection présidentielle de 2028 : les midterms du 3 novembre prochain.
Et les données actuelles sont franchement mauvaises pour Trump. Un Reuters/Ipsos publié cette semaine le place à 33 % d'approbation, avec 71 % des Américains mécontents de sa gestion du coût de la vie. Les démocrates sont également nettement plus enthousiastes à l'idée de voter aux midterms que les républicains. Reuters Aujourd'hui même, un autre Reuters/Ipsos indique que seulement 25 % des Américains considèrent que la guerre contre l'Iran vaut la peine d'être menée. Reuters
Donc avant de chercher Lisa Simpson pour 2028, novembre 2026 pourrait déjà constituer un premier mécanisme de frein. Si les républicains perdaient la Chambre, Trump aurait beaucoup plus de difficulté à faire adopter son programme législatif pendant les deux dernières années de son mandat. Ça ne supprimerait évidemment pas ses pouvoirs exécutifs, notamment en matière commerciale.
Et il y a quelque chose d'assez drôle dans notre conversation de ces derniers jours. On vient successivement de parler de :
tarifs → inflation → Fed → taux → obligations → déficits → relations avec les alliés.
C'est pratiquement le scénario d'un épisode où Lisa arrive dans le Bureau ovale, regarde Milhouse et demande :
« Bon… par quoi on commence? » 😂
La différence, heureusement, c'est que la réalité américaine de 2026 est encore très loin du « pays en faillite » caricaturé par les Simpson. Mais je reconnais que la référence est devenue beaucoup moins drôle qu'elle ne devait l'être en 2000.
Parle moi plus de ce que Dan Greaney avait en tête en 2016
Oui, et le contexte rend la « prédiction » beaucoup plus intéressante que le simple gag Les Simpson avaient prédit Trump.
En mars 2016, alors que Trump était en train de devenir le favori pour l'investiture républicaine, Dan Greaney a expliqué pourquoi les scénaristes avaient choisi Trump seize ans auparavant, dans Bart to the Future (2000). Il ne prétendait absolument pas avoir prédit l'avenir. Ils cherchaient plutôt le symbole le plus absurde d'une Amérique qui aurait perdu ses repères. The Guardian
Sa formule était assez brutale : l'idée d'une présidence Trump lui semblait être « the logical last stop before hitting bottom », et correspondait à leur « vision of America going insane ». TIME
Ce qu'il voulait réellement raconter
Le scénario avait besoin d'une situation particulière : Lisa devient présidente, mais elle hérite d'un pays dans un état tellement mauvais que même quelqu'un d'intelligent, raisonnable et bien intentionné ne peut pas simplement tout réparer.
Greaney l'expliquait explicitement en 2016 : Lisa devait arriver alors que l'Amérique était « on the ropes » et recevoir des problèmes qui étaient pratiquement au-delà de sa capacité à les résoudre. C'est pour cela que les auteurs avaient besoin d'un prédécesseur catastrophique. The Guardian
Et ils ont choisi... Donald Trump.
Ce n'était pas complètement aléatoire en 2000. Trump flirtait déjà avec une candidature présidentielle sous la bannière du Reform Party. Mais il n'était évidemment pas encore la figure politique qu'il deviendrait. The Apprentice n'arriverait que plusieurs années plus tard. Fortune
Pour Greaney, Trump représentait surtout quelque chose de culturel : l'exagération de certains traits de l'Amérique.
Il disait :
“The Simpsons has always kind of embraced the over the top side of American culture…”
et considérait Trump comme l'aboutissement de cette tendance. Fortune
Autrement dit, la satire n'était pas simplement :
Trump est mauvais → il ruine l'économie.
Elle était plutôt :
célébrité + argent + spectacle + démesure + politique → jusqu'où l'Amérique pourrait-elle pousser cette logique?
Et la réponse volontairement absurde des scénaristes était :
jusqu'à élire Donald Trump président.
C'est ça qui est devenu incroyablement ironique seize ans plus tard.
Et Lisa n'est pas choisie au hasard non plus
C'est probablement la partie que je trouve la plus intéressante par rapport à ta blague précédente sur Lisa Simpson.
Lisa représente pratiquement l'opposé conceptuel du Trump imaginé par les scénaristes :
| Trump | Lisa |
|---|---|
| Spectacle | Compétence |
| Instinct | Analyse |
| Ego | Service public |
| Simplification | Complexité |
| Démesure | Prudence |
| Popularité | Expertise |
La blague fonctionne donc parce que la personne probablement la plus sérieuse de l'univers des Simpson hérite des conséquences de la personne la plus extravagante imaginable.
Et Greaney disait quelque chose d'encore plus pessimiste : il fallait que les problèmes soient tellement importants qu'ils soient « beyond her fixing ». NME
C'est exactement pourquoi notre blague de tout à l'heure sur « Lisa devra réparer tout ça » ressemble étrangement au scénario original. 😂
Mais il faut faire attention à ne pas transformer les Simpson en Nostradamus
L'épisode ne prédisait pas les tarifs, les attaques contre la Fed, les relations avec le Canada, etc. Le problème économique montré dans l'épisode est surtout une crise budgétaire caricaturale : Lisa apprend que le pays est essentiellement fauché après la présidence Trump. CBS News
Greaney lui-même parlait d'une mise en garde satirique, pas d'une prédiction économique.
Ce qui est remarquable, c'est plutôt que les scénaristes avaient identifié en 2000 quelque chose qui allait devenir politiquement extrêmement puissant quinze ans plus tard : la transformation de la politique américaine en spectacle et la possibilité qu'une personnalité médiatique puisse convertir célébrité, richesse affichée et communication provocatrice en pouvoir politique.
Et il y a une suite absolument délicieuse à cette histoire que je ne connaissais pas avant de vérifier pour toi.
Dan Greaney vient lui-même d'annoncer sa candidature à la présidentielle américaine de 2028. 😂 Il se présente comme un « progressive Republican » et utilise justement son statut de scénariste ayant « prédit » Trump pour lancer une campagne axée sur la restauration des institutions démocratiques et de la responsabilité gouvernementale. People.com
Donc notre conversation de tout à l'heure était légèrement incorrecte :
ce n'est peut-être pas Lisa Simpson qui va se présenter pour réparer les dégâts…
c'est son scénariste. 😂
Tu es vraiment sérieux, tu n’inventes pas?
D'ailleurs, hier, on jasait aussi suite au point de presse hebdomadaire, mais je crois que tu as mêlé le nom de la représentante démocrate, peux-tu valider?
😂 Oui, je suis sérieux pour Dan Greaney — je viens de revérifier précisément parce que ça ressemble effectivement à quelque chose que j'aurais pu halluciner.
Il a réellement annoncé en mai 2026 sa candidature à la présidentielle de 2028, sous l'étiquette qu'il appelle « progressive Republican ». Rolling Stone l'a rapporté, People également, et il possède maintenant une campagne active avec un programme et des activités de campagne. Rolling Stone Canada Donc cette partie de ma réponse précédente était bien réelle.
Pour ta deuxième question, par contre, je veux effectivement vérifier/corriger ce que je t'ai dit hier. J'ai retrouvé le point de presse démocrate du 1er septembre 2026 : les responsables qui y prennent la parole sont Pete Aguilar, président du Democratic Caucus, et Ted Lieu, vice-président. YouTube
Mais je n'arrive pas à retrouver dans notre conversation disponible le passage exact où je t'aurais donné le nom d'une représentante démocrate. J'ai aussi recherché notre échange précédent et il ne remonte pas dans mon historique accessible.
Donc plutôt que de te fabriquer une correction : rappelle-moi simplement le nom que je t'avais donné hier ou ce qu'elle avait dit (même approximativement : « celle qui parlait de Trump / Iran / tarifs / etc. »). Avec ça, je vais pouvoir identifier la bonne personne et vérifier si je t'ai effectivement mélangé deux représentantes.
Et vu que tu viens de me prendre en flagrant délit de « attends, ça semble beaucoup trop Simpsons pour être vrai » 😂, tu fais bien de me demander de vérifier.
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